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THIERRY d'ISTRIA

Fils d’un ingénieur féru d’architecture, Thierry d’Istria a grandi dans les années 70 dans une ambiance volontiers tournée vers l’art et le graphisme. « Dans le bureau de mon père, il y avait une planche, des tréteaux et des milliers de feutres. D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours dessiné… » Enfant unique, Thierry d’Istria se réfugie très jeune dans des passions qui influenceront certainement sa destinée. « Ça a commencé dès l’âge de huit ans avec la musique – je piquais les vinyles de rock progressif de mon oncle. Puis il y a eu l’astronomie, la science fiction et un peu plus tard le surf. » Des toquades jamais démenties, point d’ancrage de son œuvre et aujourd’hui toile de fond de ses créations.

Mais le vrai tournant, c’est la découverte de Victor Vasarely. Un choc à la fois esthétique et métaphysique. « Quand on descendait voir mes grands parents sur la Cote d’azur, on s’arrêtait systématique à la fondation Vasarely. La première fois que j’y suis rentré, je devais avoir 8 ans, j’étais complétement fasciné. Au-delà de la puissance de ses œuvres graphiques, le mobilier et le bâtiment m’ont projeté immédiatement dans l’univers familier de la science fiction. » Devenu adulte, la voie du design lui apparait ainsi comme une évidence. Après une école de design industriel, Thierry d’Istria, en quête d’indépendance, cofonde très vite sa propre agence avec l’architecte d’intérieur Sylvie Blanchet. Portés par leur victoire à un premier appel d’offre pour une célèbre chaine de fast food, le duo se spécialise bientôt dans des projets d’aménagement d’envergure pour des hôtels comme Novotel, des magasins ou encore des restaurants. Complémentaires, les deux créateurs peaufinent au contact l’un de l’autre, leurs approches singulières. Ainsi, si Sylvie Blanchet s’attache d’abord au concept global, Thierry d’Istria se focalise sur les détails, comme le dessin de mobiliers sur-mesure, comme points de départ de l’histoire de chaque lieu.

En parallèle, le designer conçoit d’ailleurs son propre mobilier en puisant allègrement des références dans les univers qui l’ont construit artistiquement. Narratives sans pour autant faire dans la démonstration, les pièces « clin d’œil » du designer rendent ainsi volontiers hommage aux souvenirs qui habitent et stimulent son imaginaire depuis l’enfance. Son canapé Endless Summer édité chez Soca fait, par exemple, subtilement référence à ses années surf tandis que sa suspension Multiverse, reprend les codes esthétiques des années 70 tout en s’inspirant la théorie des mondes parallèles. Depuis 2017 et le départ en retraite de Sylvie Blanchet, Thierry d’Istria a créé son agence éponyme sans toutefois se départir de la dynamique créative qui caractérisait ses travaux en duo et en dessinant scrupuleusement le moindre détail de chaque aménagement pour faire la part belle au concept. En aménageant en 2020 l’hôtel Tribes de la nouvelle marque Accor, des Batignolles, Thierry d’Istria renouvelle avec élégance la notion de lifestyle en s’appliquant à faire fi à l’air du temps et au goût immodéré de l’époque pour « l’esprit récup’ ». « J’ai conçu une multitude d’endroits différents, dans l’idée que chacun s’approprie celui qui l’attire. Cela donne des choses étonnantes, également par le choix du mobilier et des objets. Je cherche à créer la surprise, avec des pièces de design qui résonnent dans l’inconscient collectif, sans pour autant être des best sellers ou classiques immédiatement reconnaissables ».

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